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LETTRE A MON AMOUR
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Je t’ai longtemps attendu et un jour tu es arrivé dans ma vie, nous
avons passé ensemble presque huit années de bonheur et je n’oublierai
jamais ces années là, les plus heureuses de ma vie et je pense de la
tienne aussi.
Le 14 février 2002 ST VALENTIN FETES DES AMOUREUX
Je n’oublierai jamais cette date, ce jour là j’ai eu l’impression que le
ciel me tombait sur la tête et ma vie a basculé comme la tienne, nous
venions d’apprendre d’une façon très brutale ta terrible maladie, et moi
dans le même temps qu’il n’y avait aucun espoir de guérison mais
seulement un répit de …………………………
A partir de ce moment là, j’ai mis ma vie entre parenthèses et je t’ai
donné tout mon amour et toute mon énergie afin de t’aider et de te
protéger au maximum.
Nous avons vécu des moments intenses, nous nous sommes battus tous les
deux côte à côte, tu ne t’es jamais plaint et pourtant j’étais le témoin
de tes souffrances morales et physiques, mais jamais un mot, tu ne
voulais pas me faire de la peine.
De mon côté j’ai usé de tous les subterfuges, pour que tu gardes
l’espoir et que tu continues à te battre, çà a été très dur pour moi de
devoir si souvent te mentir, et je l’ai fait jusqu’à la dernière minute
afin de te protéger encore et toujours. J’avais si peur que tu partes
sans moi.
J’ai prié, prié, prié mais mes prières sont restées vaines.
A l’Hôpital le personnel nous appelait « les amoureux de PEYNET »
LE 16 MARS 2003 Tu es parti, la maladie a été plus forte que notre amour
et j’espère que mon dernier sourire (dans lequel j’avais mis toutes les
forces qui me restaient et surtout tout mon amour) t’ a aidé.
Tu as été très courageux du début à la fin.
Tes dernières paroles ont été « ne craque pas, ne pleure pas » tout en
me caressant la joue, ton amour pour moi était grand comme le mien pour
toi et tu ne voulais pas me voir malheureuse, comme moi je redoutais de
te voir souffrir.
La vie est cruelle, ce dimanche 16 MARS 2003, j’ai revécu la journée du
24 AOUT 1989, le décès de mon papa au même endroit, dans le même
hôpital, dans le même service, de la même façon, et j’ai eu les mêmes
gestes.
Je me dois devant autant de courage de continuer mon chemin en espérant
qu’au bout je t’y retrouverai ainsi que mon papa.
Je suis persuadée que mon papa est venu te chercher pour te faciliter ce
passage, il devait être très heureux que nous soyons ensemble, car lui
aussi m’adorait, à présent vous serez deux à veiller sur moi.
A présent tu ne souffres plus, tu as tant souffert, tu ne le méritais
pas, tu es un ange et quelque part
pour moi c’est un réconfort, je ne pouvais plus te voir souffrir en
silence, çà devenait impossible à supporter.
Tu reposes en paix dans ton si joli village en Corse, à côté de ton
oncle que tu aimais beaucoup et auquel tu rêvais souvent, et aussi pas
très loin de la maison paternelle où ton papa, ta sœur, tes neveux et
nièces viennent souvent. Il y a aussi pas très loin ta maman, tes frères
et sœurs et toute ta famille et amis qui t’aimaient beaucoup, beaucoup,
beaucoup.
Je finirai ma lettre en te disant que je t’aime plus que tout au monde,
que tu seras toujours dans mon cœur et partout où j’irai tu seras là, tu
me manques beaucoup, nous étions toujours ensemble et si bien tous les
deux.
Aujourd’hui 26 MARS 2003 –
JOUR DE TON ANNIVERSAIRE TU AURAIS EU 52 ANS.
JE TE FAIS DES MILLIERS DE BISOUS ET JE TE DIS A BIENTOT MON AMOUR.
AU BOUT DU CHEMIN DE MA VIE.
VEILLE SUR MOI.
TA PETITE FEMME (comme tu m’appelais)
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